le commencement

le commencement
John Ronald Reuel Tolkien

était un philologue et écrivain britannique, né le 3 janvier 1892 à Bloemfontein (Afrique du Sud) et mort le 2 septembre 1973, à Bournemouth (Royaume-Uni).


Biographie


Enfance


John Ronald Reuel Tolkien naît le 3 janvier 1892 à Bloemfontein, en Afrique du Sud. Sa mère, Mabel Suffield, fait partie d'une famille commerçante des Midlands (Angleterre), alors que la famille de son père, Arthur Tolkien, est d'origine allemande et a émigré en Angleterre au XVIIIe siècle. Tolkien est donc anglais, contrairement à ce que l'on lit parfois.

En 1896, à cause de ses problèmes de santé, sa mère décide de retourner en Angleterre près de Birmingham où il passe le reste de son enfance. Son père, resté en Afrique du Sud, meurt là-bas. En 1904, sa mère meurt à son tour. Il sera d'abord placé sous la tutelle d'un prêtre catholique, le père Francis Morgan, puis d'une tante à partir de 1905.


Jeunesse


En 1916, il épouse Edith Bratt, une amie d'enfance dont il était amoureux depuis longtemps, mais que le prêtre de son enfance avait tenue à distance, car celui-ci voulait que John ne se consacre qu'à ses études avant de se lancer dans une relation amoureuse.

Il s'engage ensuite dans l'armée et sert dans les Lancashire Fusiliers pendant la Première Guerre mondiale durant laquelle il participe à la meurtrière bataille de la Somme. Il est rapatrié en 1917 pour cause de « fièvre des tranchées ». C'est à cette époque que, déjà passionné de langues imaginaires, il crée la langue des Elfes, le haut-elfique ou quenya et écrit les prémices de la mythologie du Silmarillion, sous le titre Les Contes Perdus.


L'universitaire et l'écrivain


En 1919, il est diplômé d'Oxford. Il travaille tout d'abord comme lexicographe sur le fameux Oxford English Dictionary de 1919 à 1921, puis obtient un poste de maître-assistant à Leeds. En 1924, il devient professeur de langue anglaise. En 1925, il revient à Oxford (Merton College) pour une chaire de langue ancienne (anglo-saxon). En 1945, il enseigne la langue et la littérature anglaises jusqu'à sa retraite en 1959.

Son premier livre Bilbo le Hobbit a été inventé sous forme orale, puis mis par écrit (inachevé), pour ses enfants. Découvert par une étudiante, puis par un éditeur, le manuscrit est achevé, puis publié, en 1937. A la demande de son éditeur, il travaille à partir de 1938 sur Le Seigneur des Anneaux qui n'est publié qu'en 1954-1955 ; son succès ne s'est pas démenti, dès les années 1950 mais surtout à partir du milieu des années 1960, notamment au sein des milieux hippies[réf. nécessaire] et chez les étudiants américains. En 1978 paraît une première adaptation cinématographique partielle, animée, réalisée par Ralph Bakshi. Ce film, partiellement réalisé en rotoscopie, arrête le récit au milieu du 2e tome, Les deux tours. Le réalisateur néo-zélandais Peter Jackson a adapté quant à lui l'intégralité de l'œuvre dans trois films à succès tournés ensemble, mais sortis successivement en salles en 2001, 2002 et 2003 - seule cette adaptation peut être considérée comme une "trilogie".

Tolkien était autant philologue que linguiste. Spécialiste du dialecte mercien (Mercian) du vieil anglais (qu'on parlait dans le centre de la Grande-Bretagne, entre 450 et 1150) et du moyen anglais (1150 - 1500), il a enseigné d'autres langues germaniques (norrois et gotique). Il parlait l'afrikaans, le latin, le grec, l'hébreu, le gallois et le finnois qu'il aimait particulièrement, contrairement au français.



Fin de vie


C'est le 29 septembre 1971 qu'Edith, sa femme, meurt. Sur sa tombe, il fait graver après son nom, Lúthien. Il la rejoignit le 2 septembre 1973, et avait demandé que soit gravé, pour lui, le nom de Beren (Lúthien et Beren sont deux personnages de l'univers qu'il a créé, la Terre du Milieu, le premier couple alliant elfe et humain). Il est enterré au cimetière Wolvercote à Oxford.


Survol de l'œuvre


En tant qu'écrivain, Tolkien est particulièrement célèbre pour avoir imaginé un univers de fiction très complet et cohérent, avec sa cosmogonie et son histoire, ses peuples ainsi que leurs langues et cultures.

Couramment cité sous le nom (quelque peu réducteur) de Terre du Milieu, ce monde est le théâtre de ses récits dont son roman le plus célèbre, Le Seigneur des Anneaux, dans lequel il ne voyait qu'une petite partie de sa mythologie.

Sa seconde œuvre en célébrité, mais précédente en chronologie, est Bilbo le Hobbit, dont le personnage-titre figure en bonne place dans le Seigneur des Anneaux. En troisième position, on citera le Silmarillion, publié à titre posthume par son fils Christopher Tolkien, qui a le mérite de donner la toile de fond du Seigneur des Anneaux, et d'en expliquer de nombreux attendus et sous-entendus. En fait, le Seigneur des Anneaux tout entier tient dans un court chapitre final du Silmarillion...

Il y a aussi des nouvelles, courts romans, et recueils de poèmes dans le style du vers allitératif anglo-saxon. Sans juger de la qualité des vers en question, du moins peut-on y déceler une source majeure : l'amour passionné des langues anciennes, en l'espèce le vieil anglais, langue purement germanique, dont Tolkien regretta amèrement, sa vie durant, la corruption par le français des conquérants normands.

Au risque de décourager le lecteur devant l'ampleur de la tâche, il faut bien avouer que le cœur de l'œuvre centrale de J.R.R Tolkien, est bel et bien le Silmarillion. Ouvrage tôt commencé, jamais fini, puisqu'il ne fut publié qu'après sa mort. Dans ses premières ébauches, il s'intitulait le « livre des Contes Perdus », titre reflétant bien l'ambition de son auteur. Le Silmarillion commence à la Création du Monde ! J.R.R Tolkien y écrit sa propre version de la Genèse.


Quelques clés de l'œuvre de Tolkien :

De son propre aveu, J.R.R Tolkien a voulu construire toutes ses histoires pour donner un contexte à ses propres inventions linguistiques (voir ci-dessous).
J.R.R. Tolkien ayant perdu très tôt son père, il revint jeune enfant en Angleterre. Il vécut dans un petit village près de Birmingham, Sarehole, depuis lors avalé par la banlieue tentaculaire de Birmingham. Ces éléments, perte du père, perte d'une ruralité happée par le monde industriel, ont probablement joué un rôle dans la genèse de l'œuvre.
Tolkien était un fervent catholique (ce qui, en Angleterre, n'était pas forcément bien vu). Ses oeuvres, même si elles ne font pas toutes de référence directe à la religion, restent imprégnées de valeurs religieuses.
Enfin, les talents de conteur de Tolkien se sont exercés sur sa propre progéniture, au moment d'aller dormir. Bilbo le Hobbit a initialement été inventé pour le besoin de ses propres enfants.
Il convient de signaler que J.R.R.Tolkien écrivait parfois en se laissant porter par son inspiration. Ainsi, lorsqu'il commença le Seigneur des Anneaux, il pensait seulement écrire une suite au « hobbit », sans imaginer seulement ce qui allait en résulter. Le personnage d'Aragorn, autre exemple, n'existait pas avant que Tolkien écrivît la scène de l'auberge du Poney Fringant (« the Prancing Pony »), et dans sa première inspiration, il n'était pas encore l'héritier lointain et futur roi. De là, l'impression étrange qu'il laisse au premier abord, d'un personnage un peu inquiétant. Tolkien retourne brillamment la situation après coup, suggérant qu'il faut aller au-delà des apparences. Ou encore : il est assez clair que Galadriel est une pièce ajoutée tardivement dans la vaste généalogie des Noldor, et pour cause : elle a été créée bien après les premières versions du Silmarillion.


Langues construites


La carrière académique et la production littéraire de Tolkien sont toutes deux indissociables de son engouement premier pour la linguistique et la philologie.

Spécialiste de l'anglo-saxon médiéval ou, plus précisément, du dialecte mercien, c'était d'abord un érudit maîtrisant plus d'une dizaine d'autres langues, au nombre desquelles on peut citer le gallois (dont il donna des cours, cf. Lettres, n°7) et le finnois (qu'il découvrit par l'intermédiaire du Kalevala). Nombre de langues qui l'intéressaient vinrent donc à figurer dans ses œuvres de fiction. Ainsi qu'il le précise dans l'appendice F, section II, du Seigneur des Anneaux, Tolkien se présente, par le biais d'une mise en abyme, comme le « traducteur » présumé du Livre Rouge de la Marche de l'Ouest. Il prend en conséquence le parti de rendre les noms (toponymes ou patronymes) des peuples « humains » de son univers fictif par diverses langues réelles. Il utilise ainsi l'anglo-saxon pour les noms et la langue des Rohirrim (Eorl, Eomer, Theoden, éored, mearas, etc.) et le vieux norrois pour les noms des Nains (Dwalin, Narvi, etc.) ou encore du mage Gandalf. Les Contes et Légendes Inachevés mentionnent aussi l'utilisation de la langue gotique pour les ancêtres des Rohirrim (Vidumavi, Vidugavia).

Mais en parallèle à ses travaux professionnels, et parfois même à leur détriment (au point que ses publications académiques restent assez peu nombreuses), Tolkien se passionnait pour les langues construites. Amoureux des mots au-delà de son métier, il avait une passion qu'il appelait son « vice secret » : la construction pure et simple de tout un vocabulaire imaginaire, avec son lot de notes étymologiques et de grammaires fictives. Pas moins d'une dizaine de langues construites figurent dans Le Seigneur des Anneaux, au travers de noms de lieux ou de personnages, de brèves allusions discursives ou de chants et de poèmes. L'ensemble participe à la vraisemblance du récit, chacun des peuples de la Terre du Milieu ayant ses traditions, son histoire et ses langues.

Tolkien aborde sa conception personnelle des langues construites dans son essai A Secret Vice. La composition d'une langue, pour lui, relève d'un désir d'esthétique et d'euphonie, participant d'une satisfaction intellectuelle et d'une « symphonie intime ». Il disait avoir commencé à inventer ses propres langues vers l'âge de 15 ans, et nous pouvons probablement penser que son métier de philologue n'était qu'un des reflets de sa passion profonde pour les langues. S'il considérait avant tout l'invention d'une langue comme une forme d'art à part entière, il ne concevait pas qu'elle puisse exister sans avoir une « mythologie » propre, à savoir un ensemble d'histoires et de légendes pour accompagner ses évolutions. Il commença à concevoir ses langues avant la rédaction des premières légendes (Lettres, n°163). Considérant qu'il existe un lien fondamental entre une langue et la tradition qu'elle exprime, il fut naturellement amené à concevoir son propre « Legendarium » dans lequel ses langues pourraient s'inscrire (Lettres, n° 180).

Tolkien travailla durant toute sa vie sur ses langues construites sans jamais véritablement les achever. Son plaisir se trouvait davantage dans la création linguistique que dans un quelconque but d'en faire des langues utilisables. Si deux d'entre elles (quenya et sindarin) sont relativement développées, avec un vocabulaire de plus de 2000 mots et une grammaire plus ou moins définie, beaucoup d'autres auxquelles il fait allusion dans ses écrits sont tout juste esquissées. Il n'en reste pas moins vrai que ces diverses langues sont construites sur des bases linguistiques sérieuses, avec une volonté de respecter le modèle des langues naturelles. Par exemple, les langues des Nains (khuzdûl) et des Númenóréens (adûnaic) ressemblent par certains aspects aux langues sémitiques (« faintly Semitic flavour », Sauron Defeated, p. 241), en particulier en adoptant une structure trilitère ou en mettant en œuvre des procédés comme la mimmation. Si le quenya des Hauts-Elfes est une langue à flexions (comme le grec et le latin), son vocabulaire et sa phonologie sont conçus sur un modèle proche du finnois. Quant à la langue sindarine des Elfes Gris, elle s'inspire très librement du gallois (Lettres, n°165) dans certains de ses aspects phonologiques comme les mutations de consonnes initiales ou « lénitions ». Cela dit, les langues de Tolkien ne sont pas non plus de simples « copies » des langues naturelles et elles ont leurs propres spécificités.


Quelques-unes des langues inventées par J. R. R. Tolkien :

Adûnaic (langue de Númenor)
Khuzdûl (langue des Nains)
Noir parler (langue des Orques)
Quenya (langue des Hauts Elfes)
Sandarin (langue des Elfes de la Terre du Milieu)
Westron ou sovâl phârë (langue commune des Hommes)
Valarin (langue des Valar)
Rohirique (langue des Rohirrim)


Tolkien imagina aussi plusieurs systèmes d'écriture pour ses langues. Une écriture cursive (Tengwar de Fëanor) et un alphabet de type runique (Cirth de Daeron) sont illustrés dans le corps du Seigneur des Anneaux. Bien plus tôt, Tolkien avait aussi conçu d'autres systèmes comme les Sarati de Rúmil.


Au sujet de l'espéranto :

Il s'intéressa aussi à l'espéranto, la jeune langue internationale, née peu avant lui. Il déclara :

« J'ai de la sympathie en particulier pour les revendications de l'espéranto. (...) mais la principale raison de le soutenir me semble reposer sur le fait qu'il a déjà acquis la première place, qu'il a reçu le plus large accueil. »
Cependant, il nuança ultérieurement son propos :

« Le volapük, l'espéranto, le novial, etc., sont des langues mortes, bien plus mortes que des langues anciennes que l'on ne parle plus, parce que leurs auteurs n'ont jamais inventé aucune légende espéranto. » - Lettres, n°180

Bibliographie


Œuvres de fiction :

1936 : Songs for the Philologists, avec E. V. Gordon et autres auteurs. Une collection de trente chants et poèmes, dont treize de Tolkien, en gothique, en vieil anglais et en anglais moderne.

1937 : Bilbo le Hobbit (The Hobbit or There and back again), édition révisée en 1951 et 1966 (traduction de Francis Ledoux, Stock, 1969).

1945 : Feuille, de Niggle (Leaf by Niggle), nouvelle.

1945 : The Lay of Aotrou and Itrou, publié dans The Welsh Review, Cardiff, volume 4, n°4, pp. 254-266.

1949 : Le Fermier Giles de Ham (The Farmer Giles of Ham), fable médiévale.

1953 : Le Retour de Beorhtnoth (The Homecoming of Beorhtnoth, Beorhthelm's Son), pièce de théâtre en vers allitératifs.

1954–1955 : Le Seigneur des Anneaux (The Lord of the Rings), seconde édition révisée en 1965–1966 (traduction de Francis Ledoux, Christian Bourgois, 1972–1973).

1954 : La Communauté de l'anneau (The Fellowship of the Ring)

1954 : Les Deux Tours (The Two Towers)

1955 : Le Retour du roi (The Return of the King)

1962 : Les Aventures de Tom Bombadil (The Adventures of Tom Bombadil), recueil de poèmes (traduction de Dashiell Hedayat, Christian Bourgois, 1975).

1967 : Smith de Grand Wootton (Smith of Wootton Major), conte (initialement traduit sous le titre Ferrand de Bourg-aux-Bois).

1967 : The Road Goes Ever On, en collaboration avec Donald Swann, seconde édition augmentée en 1978, troisième et dernière édition en 1993.

À titre posthume :

1974 : Bilbo's Last Song, poème illustré par un poster de Pauline Baynes, seconde édition sous forme de livret en 1990 (L'Album de Bilbo le Hobbit : Adieu à la Terre du Milieu, Gallimard, 1991).
Tolkien avait offert le poème à sa secrétaire Joy Hill en 1966. Après la mort de Tolkien, elle montra le poème au compositeur Donald Swann.
Il lui plut tellement qu'il le mit en musique et l'inclut dans la deuxième édition de The Road Goes Ever On.

1975 : Guide to the names in The Lord of the Rings, dans A Tolkien Compass édité par Jared Lobdell. Cet essai ne figure pas dans les rééditions ultérieures de A Tolkien Compass, mais est repris dans The Lord of the Rings: A Reader's Companion.

1976 : Les Lettres du Père Noël (The Father Christmas Letters), édité par Baillie Tolkien (traduction de Gérard-Georges Lemaire, Christian Bourgois, nouvelle édition revue par Céline Leroy avec l'aide de Vincent Ferré en 2004, et augmentée de nombreuses lettres).

1977 : Le Silmarillion (The Silmarillion), édité par Christopher Tolkien (traduction de Pierre Alien, Christian Bourgois, 1978).

1980 : Contes et légendes inachevés (Unfinished Tales), édité par Christopher Tolkien (traduction de Tina Jolas, Christian Bourgois, 1982).

1981 : Lettres (The Letters of J. R. R. Tolkien), édition établie par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien (traduction française de Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois, 2005). Une importante sélection de lettres écrites par J. R. R. Tolkien entre 1914 et 1973.

1982 : Mr. Bliss.

1983 - 1996 : L'Histoire de la Terre du Milieu (The History of Middle-earth), éditée par Christopher Tolkien.

1983 : Le Livre des Contes Perdus : Tome 1 (The Book of Lost Tales 1), traduction d'Adam Tolkien, Christian Bourgois, 1995.

1984 : Le Livre des Contes Perdus : Tome 2 (The Book of Lost Tales 2), traduction d'Adam Tolkien, Christian Bourgois, 1998.

1985 : Les Lais du Beleriand (The Lays of Beleriand), traduction d'Elen Riot et Daniel Lauzon, Christian Bourgois, 2006.

1986 : La Formation de la Terre du Milieu (The Shaping of Middle-Earth), traduction de Daniel Lauzon, Christian Bourgois, 2007.

1987 : The Lost Road and Other Writings (La Route Perdue, à paraître en 2008).

1988 : The Return of the Shadow (The History of The Lord of the Rings, vol. 1).

1989 : The Treason of Isengard (The History of The Lord of the Rings, vol. 2).

1990 : The War of the Ring (The History of The Lord of the Rings, vol. 3).

1992 : Sauron Defeated (The History of The Lord of the Rings, vol. 4).

1993 : Morgoth's Ring (The Later Silmarillion, vol. 1).

1994 : The War of the Jewels (The Later Silmarillion, vol. 2).

1996 : The Peoples of Middle-earth.

1998 : Roverandom, édité par Wayne Hammond et Christina Scull (traduction de Jacques Georgel, Christian Bourgois, 1999).

2003 : Faërie et autres textes, Christian Bourgois. Ce recueil remplace la précédente édition française (Faërie, 1974–75) et regroupe des textes dispersés dans plusieurs éditions anglaises (Tree and Leaf, Poems and Stories, etc.).

Les premières traductions ont été revues et augmentées de nouvelles traductions inédites :

-Du conte de fées, traduction de Francis Ledoux

-Les Aventures de Tom Bombadil, traduction de Dashiell Hedayat, revue par Céline Leroy

-Feuille de Niggle, traduction de Francis Ledoux

-Le Fermier Gilles de Ham, traduction de Francis Ledoux

-Smith de Grand Wootton, traduction de Francis Ledoux

-Le Retour de Beorhtnoth, traduction d'Elen Riot

-Mythopoiea, traduction d'Elen Riot

2005 : Wayne Hammond et Christina Scull, The Lord of the Rings: A Reader's Companion. Ouvrage d'annotations, discutant l'établissement du texte du roman à partir des brouillons et des plans de Tolkien.
Ce livre inclut de nombreuses notes inédites ainsi qu'une version augmentée de Nomenclature or Guide to the Names in The Lord of the Rings, un texte que Tolkien produisit pour les traducteurs de son roman, explicitant nombre de noms de lieux et de personnages.

2005 : Smith of Wootton Major, édité par Verlyn Flieger. Édition critique de la nouvelle de Tokien, incluant un fac-similé d'une première version de l'histoire, une chronologie et une description des personnages, un essai sur la nature de la Faërie.

2006 : Wayne Hammond et Christina Scull, The J. R. R. Tolkien Companion And Guide, ouvrage en deux volumes (Chronology et Reader's Guide).

2007 : Les Enfants de Húrin (The Children of Húrin), édité par Christopher Tolkien.

En complément de l'Histoire de la Terre du Milieu et sous l'égide de Christopher Tolkien et du Tolkien Estate, les fanzines américains Vinyar Tengwar et Parma Eldalamberon publient régulièrement des textes inédits de J. R. R. Tolkien.

Recueils d'illustrations


1978 : Peintures et aquarelles de J. R. R. Tolkien (Pictures by J. R. R. Tolkien), édité par Christopher Tolkien, seconde édition révisée en 1992 (traduction d'Adam Tolkien, Christian Bourgois, 1994).

1995 : J. R. R. Tolkien : artiste et illustrateur (J. R. R. Tolkien: Artist and Illustrator), édité par Wayne Hammond et Christina Scull (traduction de Jacques Georgel, Christian Bourgois, 1996).

Enregistrements audio


1967 : Poems and Songs of Middle-earth, Caedmon TC 1231.
1975 : J. R. R. Tolkien Reads and Sings his The Hobbit & The Lord of the Rings, Caedmon TC 1477–1478 (basé sur des enregistrements effectués en août 1952 par George Sayer).


Travaux académiques


1922 : A Middle English Vocabulary, Oxford, Clarendon Press, 168 pp.

1925 : Sir Gawain and the Green Knight, édité avec E. V. Gordon, Oxford University Press, 211 pp. Seconde édition en révisée 1967, Oxford, Clarendon Press, 232 pp.

1925 : Some Contributions to Middle-English Lexicography, publié dans The Review of English Studies, volume 1, n°2, pp. 210-215.

1925 : The Devil's Coach Horses, publié dans The Review of English Studies, volume 1, n°3, pp. 331-336.

1929 : Ancrene Wisse and Hali Meiðhad, publié dans Essays and Studies by members of the English Association, Oxford, volume 14, pp. 104-126.

1932 : The Name 'Nodens' , publié dans Report on the Excavation of the Prehistoric, Roman, and Post-Roman Site in Lydney Park, Gloucestershire, Oxford, University Press for The Society of Antiquaries.

1932–34 : Sigelwara Land, parties I et II, dans Medium Aevum, Oxford, volume 1, n°3 (décembre 1932), pp. 183-196 et volume 3, n°2 (Juin 1934), pp. 95-111.

1934 : Chaucer as a Philologist: The Reeve's Tale, publié dans Transactions of the Philological Society, Londres, pp. 1-70.

1937 : Beowulf: The Monsters and the Critics, Londres, Humphrey Milford, 56 pp.

1939 : The Reeve's Tale: version prepared for recitation at the 'summer diversions', Oxford, 1939. 14 pp.

1944 : Sir Orfeo, Oxford, The Academic Copying Office, 18 pp. (édition d'un poème médiéval).

1947 : On Fairy-Stories, publié dans Essays presented to Charles Williams, Oxford University Press (essai technique sur le conte de fées, aussi re-publié depuis dans plusieurs recueils de fictions).

1953 : Ofermod et Beorhtnoth's Death, essais publié avec le poème The Homecoming of Beorhtnoth, Beorhthelm's Son dans Essays and Studies by members of the English Association, volume 6.

1953 : Middle English "Losenger": Sketch of an etymological and semantic enquiry, publié dans Essais de philologie moderne: Communications présentées au Congrès International de Philologie Moderne (1951), Les Belles Lettres.

1962 : Ancrene Wisse: The English Text of the Ancrene Riwle, Early English Text Society, Oxford University Press.

1963 : English and Welsh publié dans Angles and Britons: O'Donnell Lectures, University of Cardiff Press.

1966 : Jerusalem Bible (contributions en tant que traducteur et lexicographe).


À titre posthume :

1975 : Traductions de Sir Gawain and the Green Knight et des poèmes médiévaux Pearl et Sir Orfeo.

1981 : The Old English 'Exodus', édité par Joan Turville-Petre, Oxford, The Clarendon Press.

1982 : Finn and Hengest: The Fragment and the Episode, édité par Alan Bliss.

1983 : Les Monstres et les critiques (The Monsters and the Critics), recueil (traduction de Christine Laferrière, Christian Bourgois, 2006). Rassemble les essais suivants :

-Beowulf : les monstres et les critiques (Beowulf: the Monsters and the Critics )

-Traduire Beowulf (On Translating Beowulf)

-Du conte de fées (On Fairy-Stories, nouvelle traduction)

-Un vice secret (A Secret Vice)

-Sire Gauvain et le Chevalier vert (Sir Gawain and the Green Knight)

-L'anglais et le gallois (English and Welsh)

-Discours d'adieu à l'université d'Oxford

2002 : Beowulf and the Critics édité par Michael C. Drout, ouvrage reprenant Beowulf: the Monsters and the Critics avec deux brouillons plus longs de l'essai, à partir desquels le texte avait été condensé pour ses premières éditions.

Bibliographie secondaire


Études biographiques


1977 : Humphrey Carpenter, J. R. R. Tolkien, une biographie (Tolkien: A Biography), traduction française de Pierre Alien, Christian Bourgois, 1980, édition revue et augmentée en 2002).

2001 : Michael Coren, J. R. R. Tolkien : Le créateur du Seigneur des Anneaux (J. R. R. Tolkien: The Man Who Created the Lord of the Rings), traduction française de Marie-Cécile Brasseur, Airelles, 2002.
Ouvrage de vulgarisation moins général que celui de Humphrey Carpenter, mais rapportant d'autres anecdotes sur l'auteur et incluant de nombreuses photographies.


# Posté le mardi 05 août 2008 12:33

Modifié le mercredi 06 août 2008 08:24

la communauté de l'anneau

la communauté de l'anneau
Le tout premier film du seigneur des anneaux, réalisé par Peter Jackson, adapté du livre La Communauté de l'anneau de John Ronald Reuel Tolkien, sorti le 19 décembre 2001.


Synopsis



Dans la Comté vivait heureux le Hobbit Frodon Sacquet. Quand son oncle Bilbon part à la retraite en lui laissant son anneau magique, les problèmes commencent. En effet, le magicien Gandalf découvre qu'il s'agit en fait de l'anneau de Sauron, seigneur des ténèbres, qu'il a perdu des siècles auparavant. Frodon doit fuir la Comté au plus vite, car Sauron recherche son anneau pour retrouver son ancien pouvoir.

Apprenant de Gandalf, ami de toujours, que l'anneau est en fait l'Anneau Unique, objet de la convoitise du seigneur noir Sauron, Frodon entame un voyage jusqu'à Fondcombe. Avec lui partent Samsagace Gamegie (Sam), Meriadoc Brandebouc (Merry) et Peregrin Touque (Pippin). Durant leur long voyage, ils rencontrent Grand-Pas (Aragorn). Après maints périls, ils arrivent à Fondcombe, où la décision est prise d'entamer un voyage impossible jusqu'en Mordor pour y détruire l'Anneau. La communauté de l'anneau se forme, composée de Frodon, Sam, Merry, Pippin, Aragorn, Gandalf, Boromir du Gondor, Legolas prince de la Forêt Noire et Gimli représentant des Nains. Tous partent pour aider le porteur de l'Anneau dans sa tâche.

Ils commencent l'ascension de la montagne Caradhras, mais le Magicien Saroumane déclenche une avalanche, ce qui rend le col infranchissable. La Communauté doit alors choisir entre les mines de Moria et le col du Rohan. Gimli dit qu'ils doivent visiter les Nains des mines de Moria, mais Gandalf a une prémonition (tacite) : il mourra s'ils vont au Moria. Il préfère le col du Rohan, mais d'autres (dans la Communauté) pensent que c'est trop près de l'Isengard. Gandalf demande à Frodon de trancher. Il choisit les Nains de la Moria.

En arrivant en Moria, le Communauté découvrent que les Nains ont été tués par des Orcs et des Goblins. Le Communauté est presque tuée de nombreuses fois. Ils se sont presque échapper quand un Balrog de Morgoth arrive. Gandalf se sacrifie pour le tuer, et la reste de la Communauté va au Lothlorien, où les Elfes les cachent pour quelques jours, avant de continuer leur voyage par bateau sur la rivière Anduin.

Mais le grand et tout puissant Magicien Saroumane voulait l'Anneau afin de régner sur la Terre du Milieu et envoya donc des Uruk-hai pour anéantir la Communauté. Boromir se sacrifie pour permettre la fuite des Hobbits.

Dans son ensemble la Communauté de l'Anneau avait pour but de faire comprendre au novice la Terre du Milieu, de quoi il en retournait. Dans cette optique le film est resté une longue scène d'exposition et a gardé ce côté très littéraire et détaillé du roman.

# Posté le mardi 05 août 2008 13:10

Modifié le mercredi 06 août 2008 08:23

les Deux Tours

les Deux Tours
Synopsis


Après la dissolution de la Communauté de l'Anneau, Frodon et Sam continuent leur chemin vers la montagne du Destin, au Mordor pour détruire l'anneau de Sauron. Aragorn, Gimli le nain et Legolas l'elfe poursuivent un groupe d'Orques qui a enlevé leurs amis hobbits Pippin et Merry.
Les hobbits parviennent à s'enfuir et se glissent dans la foret de Fangorn. Là ils rencontrent Sylvebarbe, un Ent. Pendant ce temps, Aragorn, Legolas et Gimli sont toujours à leur recherche et, en chemin, ils rencontrent Éomer du Rohan. Par la suite ils croisent Gandalf le gris qu'ils croyaient mort dans les mines de la Moria.
Ensemble, ils se rendent au Rohan pour libérer Théoden l'oncle d'Éomer de l'emprise de Saroumane via Grima. La guerre se prépare et le peuple du Rohan doit fuir vers l'abri du Gouffre de Helm. 10 000 Uruk-Haï contre l'armée du Rohan aidée des archers elfiques.
Ce fut le Rohan qui remporta la bataille, grâce à Gandalf et Eomer qui sont venus avec 2 000 cavaliers du Rohan et dévasta l'armée d'Uruk-Haï.

La Communauté est brisée, Frodon et Sam sont partis à deux vers le Mordor. En chemin ils rencontreront Gollum, qui deviendra leur guide, et Faramir, le frère de Boromir.
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# Posté le mercredi 06 août 2008 08:12

le retour du roi

le retour du roi
Synopsis


Les Hobbits Frodon et Sam continuent leur route vers la Montagne du Destin, guidés par Gollum, un être perverti par l'Anneau de pouvoir.
Après avoir vaincu l'armée de Saroumane, Aragorn, Gandalf, Gimli et Legolas rejoignent les hobbits Pippin et Merry à Isengard.
Là, ils trouvent le Palantir de Saroumane. En regardant dedans par convoitise, Pippin fait croire au Seigneur du Mal Sauron qu'il a l'anneau de pouvoir.

Frodon et Sam ont été trahis par Gollum et Frodon s'est fait capturer. Sam, rassemblant son courage, tente de le sauver et de poursuivre la quête.
Alors que le reste de la Communauté s'était retrouvé, ils sont de nouveaux séparés. Pippin et Gandalf chevauchent vers Minas Tirith pour rencontrer le surintendant Denethor, père de Boromir et Faramir ; Pippin lui prêtera allégeance.
Quant à Merry, il se mettra au service du Roi Théoden. Aragorn, Gimli et Legolas s'en vont par une autre route chercher une aide supplémentaire pour essayer de changer le cours de la guerre, car Sauron envoie sur Minas Tirith la plus grande armée jamais vue sur la Terre du Milieu... La guerre continue et après une bataille indécise, l'Anneau finit par être détruit et Sauron est terrassé.
Les Elfes quittent le continent ; une époque se termine : vient celle des Hommes.

# Posté le mercredi 06 août 2008 08:19

Mr Peter Jackson

Mr Peter Jackson
Peter Jackson est un réalisateur, un producteur et un scénariste néo-zélandais, né le 31 octobre 1961 à Pukerua Bay, North Island (Nouvelle-Zélande). Il est surtout connu pour avoir réalisé la trilogie du Seigneur des Anneaux, d'après l'œuvre de J. R. R. Tolkien, et un remake de King Kong. Il est marié à la productrice et scénariste Frances Walsh.

Biographie


Peter Jackson, tout juste âgé de huit ans, trouve sa vocation : avec la caméra Super 8 de ses parents, il fait ses premières armes en réalisation. Il montre déjà un attrait pour les effets spéciaux puisqu'il crée, avec peu de moyens, des trucages inspirés par ceux de Ray Harryhausen. À l'âge de neuf ans, la vision de King Kong le marque à jamais et il se sent dès lors une âme de réalisateur. À treize ans, il tourne dans le jardin familial un mini-remake de son film culte avec une figurine de King Kong, une maquette de l'Empire State Building et des petits jouets, reconstituant fidèlement la célèbre scène finale dans laquelle le gorille monstrueux livre bataille à une escadrille d'avions.

Après avoir réalisé quelques courts métrages, il obtient les subsides suffisants pour mettre en chantier son premier long métrage, Bad Taste, sorti en 1987. Il s'agit d'un film d'horreur aux accents burlesques qui raconte la venue sur Terre d'une bande d'extraterrestres cannibales. Ce film, tourné avec ses amis durant les week-ends sur une période de quatre années, deviendra culte. C'est aussi à cette époque qu'il rencontre Frances Walsh, sa future épouse et mère de ses enfants, et aussi une importante collaboratrice.

Il poursuit sur sa lancée et tourne en 1989 Meet the Feebles, une parodie érotique et « trash » qui se veut une relecture iconoclaste du Muppet Show. Le film est tourné en douze semaines dans un hangar où les gentilles marionnettes deviennent paradoxalement d'horribles individus s'adonnant à la drogue, à la corruption et au meurtre.

En 1992, Peter Jackson réalise Braindead, un film gore à l'humour décapant qui le révèle au grand public. Il s'agit d'un film de zombis aux activités sanglantes et outrancières, peuplé de morts-vivants stupides et animé de scènes de tueries qui vont devenir cultes pour les amateurs du genre. Ce film remporte le Grand Prix du Festival d'Avoriaz. Cependant, pour beaucoup la réputation de Jackson semble faite et les critiques le considèrent comme un jeune réalisateur peu sérieux, capable de s'acquitter exclusivement de films d'horreur aux scènes extrêmes et à l'humour déjanté.

En 1993, il s'associe à Richard Taylor — fondateur de Weta Workshop, studio d'effets spéciaux spécialisé en prothèses et maquillages (qui avait déjà travaillé sur Meet the Feebles) — pour fonder une nouvelle division, Weta Digital, dédiée quant à elle aux effets spéciaux créés par ordinateur.

En 1994, il surprend en réalisant Créatures célestes (Heavenly Creatures), un drame poétique, déchirant et onirique, inspiré d'une affaire criminelle vraie qui en son temps passionna la Nouvelle-Zélande. C'est l'histoire d'un parricide commis par deux jeunes filles dont l'une deviendra la romancière Anne Perry. Ce film obtient un Lion d'Argent au Festival de Venise, récolte une moisson de prix dans divers festivals et se retrouve en nomination pour l'Oscar du meilleur scénario. Il révèle également l'actrice Kate Winslet (l'héroïne du film Titanic). Heavenly Creatures propulse Peter Jackson au rang des cinéastes respectés et prouve qu'il peut raconter des histoires plus sérieuses que celles d'un mystérieux rat, ou des dérives sexuelles de marionnettes...

En 1995, il coréalise Forgotten Silver, véritable coup de maître. Ce faux documentaire, dans l'esprit de ceux d'Orson Welles, porte sur un cinéaste néo-zélandais, Collin McKenzie, qui aurait inventé la majorité des techniques du cinéma moderne — film parlant, film en couleur, etc. — affirmations cautionnées par de nombreux témoignages. Le public y croit et se laisse berner même si McKenzie n'a jamais existé. La supercherie est officiellement révélée quelques jours plus tard et le film assure à Peter Jackson une place définitive dans le cœur des Néo-zélandais.

Hollywood le courtise, et il signe chez Universal pour la réalisation de Fantômes contre fantômes (The Frighteners), une comédie mettant en vedette Michael J. Fox (Retour vers le futur) dans le rôle d'un chasseur de fantômes. Étant toutefois réticent à tourner à Hollywood, le réalisateur propose à Universal de délocaliser la production en Nouvelle-Zélande, siège de ses studios et de sa société d'effets spéciaux (et de paysages quasi-vierges au plan cinématographique), où il a l'habitude de travailler. Ces conditions sont acceptées, car Jackson fait par ailleurs la preuve que les coûts de production en seront diminués.

En cours de tournage, il reçoit plusieurs propositions des studios hollywoodiens pour d'autres projets, dont un remake de La Planète des singes, une adaptation du Seigneur des Anneaux et un autre remake, celui de King Kong. Alors que la réalisation de La Planète des singes est finalement dévolue à Tim Burton, Peter Jackson prend une option sur le Seigneur des Anneaux, et choisit de se consacrer à King Kong, son amour de jeunesse. Cependant, l'échec commercial de Fantômes contre fantômes, puis la sortie imminente de deux films concurrents — Godzilla de Roland Emmerich et Mon ami Joe — incitent Universal à reporter le projet. Jackson s'attaque donc à l'ambitieuse adaptation cinématographique de la saga de J. R. R. Tolkien, à laquelle il consacrera plus de sept ans de sa vie.


Le Seigneur des Anneaux


Miramax, premier investisseur, souhaite d'abord deux films, puis finalement un seul. Désireux de rester fidèle à Tolkien (bien que l'auteur n'ait pas originellement conçu son roman comme une trilogie), Peter Jackson réussit finalement à convaincre New Line Cinema de tourner trois films, correspondant aux trois tomes de la saga : Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l'Anneau, Le Seigneur des Anneaux : Les Deux Tours et Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi.

Pour écrire le scénario, Peter Jackson s'adjoint son épouse Frances, de même que Philippa Boyens et Stephen Sinclair. Les films, d'une durée de trois heures chacun, sont tournés simultanément de septembre 1999 à décembre 2000 en Nouvelle-Zélande. Ils tirent profit de paysages à couper le souffle tout en exploitant de nombreuses techniques d'effets visuels assurées par les firmes Weta Workshop et Weta Digital, dont certaines éprouvées et d'autres révolutionnaires. Ils mettent en vedette une kyrielle d'acteurs, parmi lesquels Ian McKellen, Elijah Wood, Sean Astin, Viggo Mortensen, Orlando Bloom, Liv Tyler et Christopher Lee, pour ne nommer que ceux-là.

Lancés en décembre 2001, 2002 et 2003, ils bénéficient d'une sortie simultanée dans de nombreux pays, notamment en Europe et en Amérique. Le succès est remarquable, tant au plan artistique que commercial : 17 Oscars (sur 29 nominations) pour l'ensemble de la trilogie et plus de trois milliards de dollars de recettes pour une mise de départ de trois cent millions. Cette trilogie a surpassé les pronostics les plus optimistes, en plus de remettre au goût du jour un genre cinématographique, le heroic fantasy, jusqu'alors mal-aimé.


King Kong


Après le succès remporté par le Seigneur des Anneaux, Peter Jackson est immédiatement relancé par Universal pour le projet de King Kong. Il signe un important contrat pour un budget de plus de 200 millions de dollars US, avec un salaire de 20 millions pour lui et ses coscénaristes plus 20% d'intéressement sur les bénéfices, faisant de lui un des metteurs en scène les mieux payés d'Hollywood. Pour porter la nouvelle version de King Kong au grand écran, il fait appel à ses collaborateurs habituels : Frances Walsh et Philippa Boyens qui signent avec lui le scénario, puis Richard Taylor qui assure la conception des effets spéciaux.

Il s'agit d'un film de trois heures, véritable remake du film original de Merian C. Cooper, tourné dans la baie de Wellington avec reconstitution du New York de 1933, 3 000 plans reconstitués dans les moindres détails grâce aux effets spéciaux, un réseau de rues amovibles, 1 700 figurants et 1 300 techniciens. La distribution comprend Naomi Watts (Mulholland Drive), Jack Black (L'Amour extra large), Adrien Brody (Le Pianiste) et Andy Serkis, l'interprète de Gollum dans le Seigneur des Anneaux. Le tournage débute un mois après le décès de l'actrice Fay Wray qui avait joué dans le film original et que Jackson souhaitait voir apparaître dans son remake pour prononcer la réplique finale. La première mondiale de King Kong a eu lieu le 14 décembre 2005 à New York.

# Posté le mercredi 06 août 2008 10:14